Traité de defenseur catastrophique, la reponse de Serge Aurier à Roy Keane

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Le défenseur ivoirien de Tottenham a acccordé  un entretien fleuve  à France Football dans lequel il est revenu sur les virulents propos de l’ancien joueur de Manchester United qui l’a traité de defenseur catastrophe . Il a egalement jetté un regard sur sa carrière, mais aussi son engagement en Côte d’Ivoire.

Son renouveau à Tottenham
«Aujourd’hui, je suis très bien. J’entends les gens qui disent « Là, on a retrouvé le vrai Serge Aurier ». Non. Pour un joueur, le mieux, c’est de jouer et d’enchaîner. C’est ce qui m’arrive donc les gens voient et se disent que j’ai retrouvé mon niveau. Sinon, non. La saison dernière, on est arrivés en finale de Ligue des champions où j’ai activement participé à l’épopée, j’ai joué presque tous les matches. Il y a des choses que les gens ne voient pas parce que tu ne te montres pas assez. La première année, le coach (Mauricio Pocchetino) ne me faisait pas jouer beaucoup, mais je ne suis jamais allé dans son bureau pour me plaindre, je n’ai jamais montré un visage bizarre. Je ne joue pas, je suis énervé, mais je ne le montre pas.»

Quand Roy Keane l’a qualifié, cette saison, de latéral catastrophique

«Je n’ai même pas eu envie de répondre à ça. Les joueurs qui ont fini leur carrière, qui vont à la télévision et qui osent parler mal des joueurs, pour moi, ce ne sont pas des gens à qui il faut répondre. Quand tu étais joueur et que les journalistes parlaient sur toi, tu le prenais mal parce que tu avais une famille… Tu peux te permettre de donner ton avis. Mais, là, pour moi, il a oublié qu’il avait été joueur. Après, depuis que je suis ici, ça m’est arrivé de faire des mauvais matches, mais on me parle foot. Les gens sont vraiment fans. En France, à Marseille, et c’est ce que j’aime bien là-bas, tu ne verras pas de maillots de Paris. Ils sont fiers. Mais à Paris, combien de gens je vois avec le maillot de Marseille (Il sourit) ? En France, il y a très peu de personnes qui sont fiers de supporter une équipe. Ce n’est pas la même passion. Ici, quand on perd et qu’on va saluer les supporters, ils ne vont pas te faire de doigt d’honneur. Ils vont t’applaudir parce qu’on a perdu, certes, mais tu as donné le meilleur.»

Son regard sur sa carrière
«C’est mon mental qui me fait rester debout, qui m’a fait traverser toutes ces expériences. Et, quand je vois aussi tous les titres remportés, comme la CAN, je me dis qu’elle est belle, la carrière. Mais elle sera meilleure parce que ce n’est pas fini.» «J’adore les enfants et j’aime faire plaisir aux autres, surtout quand j’ai connu cette situation-là avant. C’est une manière de rendre à la vie ce qu’elle m’a donné.»
Son engagement humanitaire en Côte d’Ivoire
«Je ne le médiatise pas parce que je n’ai pas besoin de ça. Quelqu’un d’autre, pour laver son image, aurait pu ramener les médias pour filmer ce genre de choses et on aurait dit : « Ah ouais, ce n’est plus le méchant, ce n’est plus le bad boy. Il a changé. » Je n’ai pas besoin de ça pour montrer aux gens qui je suis. Je le fais pour les enfants parce que c’est mon devoir. J’adore les enfants et j’aime faire plaisir aux autres, surtout quand j’ai connu cette situation-là avant. C’est une manière de rendre à la vie ce qu’elle m’a donné. À chaque fois que je vais en Côte d’Ivoire, je fais des dons dans des orphelinats. Je prends un jour pour rester un petit moment avec les enfants, leur parler. J’adore faire ça. Là, on est en train de monter une association pour aider les enfants démunis. Ce n’est pas médiatisé parce que je ne le veux pas.»

 

Auteur: Francefootball – Web-News

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