Comment dissuader les moustiques de nous piquer

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Des scientifiques italiens ont découvert qu’il serait possible de réduire l’attrait des moustiques pour le sang humain en contrôlant un gène présent chez les moustiques tigres.

Citronnelle, répulsifs, bracelets anti-moustiques… Les subterfuges ne suffisent parfois pas à faire barrage aux moustiques qui persistent à se gargariser de votre sang. Des chercheurs italiens pourraient avoir trouvé la parade pour leur retirer l’envie de vous piquer. Leurs travaux parus dans Plos One suggèrent que contrôler un gène présent chez les moustiques permettrait de réguler leur appétence pour le sucre et leur attirance pour le sang humain.

Les chercheurs italiens ont analysé le comportement du moustique tigre Aedes albopictus, originaire d’Asie du sud-est. L’invasion de l’insecte dans de nombreux pays d’Europe comme en France inquiète car le moustique peut être vecteur de virus de la dengue, du chikungunya, et du virus Zika.

Les moustiques tigres femelles aspirent le sang pour obtenir l’énergie nécessaire au développement de leurs œufs et se nourrissent également du sucre provenant des nectars des plantes ou de la sève, précise abc news. Partant de ce postulat, les chercheurs ont voulu savoir si la nourriture sucrée pouvait régulait l’attraction des moustiques pour le sang humain. Pour cela, ils ont administré une solution de sucre à de jeunes moustiques femelles. Placés sous des gobelets en plastique, une main a ensuite été posée auprès des cobayes pour évaluer les pulsions pour le sang. Résultat, les moustiques alimentés en sucre n’ont pas eu envie de piquer pendant six à sept jours.

Contrôler un gène pour changer le comportement des moustiques

Pour comprendre cette réaction, les chercheurs ont séquencé l’ADN des moustiques nourris au sucre. Ils ont découvert un changement au niveau du gène de la vitellogénine appelé Vg-2. Celui-ci régule le comportement de recherche de nourriture des moustiques, et donc en particulier le sang humain. Le gène code aussi une protéine qui joue un rôle dans le développement ovarien des moustiques femelles. Plus l’expression de ce gène est élevée, plus les moustiques se mettent en quête de sang humain. Contrôler l’expression de ce gène pourrait donc être une arme contre les piqûres de moustiques, estiment les chercheurs.

L’identification de ce mécanisme constitue une piste intéressante pour contrôler le comportement de recherche de sang humain chez les moustiques. Cela « pourrait ouvrir la voie à de nouvelles stratégies […] visant à réduire l’activité de piqûre des moustiques« , et à diminuer la transmission des maladies véhiculées par les moustiques tigres

Source: topsante.com

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