Zimbabwe: accusé de «sorcellerie», Robert Mugabe réagit

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Le président zimbabwéen, Robert Mugabe a déclaré qu’il va prendre des décisions mettant fin aux critiques au sein du parti au pouvoir, l’Union nationale africains du Zimbabwe (ZANU), qui l’accusent de sorcellerie après le présumé «empoisonnement» du vice-président, Emmerson Mnangagwa, il y a trois semaines.

Mnangagwa, considéré comme un potentiel successeur du Président, avait fait un malaise lors d’un meeting public de Mugabe à Gwanda et évacué d’urgence en Afrique du Sud pour traitement.

S’adressant à ses partisans lors d’un autre rassemblement à Gweru vendredi dernier, Mugabe a déclaré que Mnangagwa était en bonne santé.

«Il est venu au Palais présidentiel, il y a trois jours accompagné de son médecin qui a expliqué qu’il n’avait pas été empoisonné ».

«Les personnes qui accusent les autres de sorcellerie doivent savoir qu’il est illégal de faire des allégations non fondées. C’est la raison pour laquelle nos colonisateurs avaient promulgué la Loi sur la sorcellerie, que nous respectons. Donc, si vous osez traiter quelqu’un de sorcier, nous veillerons à ce que vous soyez arrêtés », a souligné Mugabe.

La police a déjà arrêté un allié de Mnangagwa, Energy Mutodi, pour avoir affirmé qu’il avait été empoisonné lors du rassemblement à Gwanda.

La semaine dernière, Mugabe avait déclaré lors d’un enterrement que certaines personnes de son parti l’accusaient de sorcellerie.

«Certains disent que le président est un sorcier. Combien de personnes ai-je tués? Nous sommes ensemble depuis des lustres, pourquoi tuer aujourd’hui»?, a-t-il souligné

Réfutant cette accusation, M. Mnangagwa avait rendu public une déclaration jeudi, affirmant qu’il n’avait pas été empoisonné comme prétendaient certaines personnes.

afrikmag.com

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